Prochaine séance du séminaire Conflits et territoires : 29 septembre 200913h-15h. Salle des conseils "Jacques Delage", 1er étage
On constate en Europe et en Amérique du Nord, notamment, que les projets urbains font souvent face à une forte opposition. Dans ce contexte, la recherche ici présentée met l’accent sur deux aspects particuliers : le lieu du projet et la forme des processus décisionnels. Concernant la forme du processus, on tente de démontrer, par des études de cas, qu’un processus mal organisé, peu transparent et peu participatif induit des conflits plus intenses et plus longs. Concernant le lieu du projet, une analyse spatiale montre que dans les quartiers centraux de Québec les conflits sont particulièrement fréquents et intenses, alors que dans les quartiers de banlieue ils seraient moins fréquents, mais plus longs. Cette recherche se fonde sur un cadre conceptuel qui postule que le conflit, ou tout au moins une forme de conflit, est indissociable de la décision territoriale. En acceptant le conflit comme une composante du projet urbain, on lui donne une place dans le processus décisionnel et on se donne la possibilité de réfléchir à sa « gestion », afin de lui permettre d’évoluer sans arriver à des blocages ou atteindre une intensité traumatisante.
Rédaction :
Romain Melot
Date de création : 23 Septembre 2009 Mise à jour : 23 Septembre 2009 |
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