Samane Eskandari, au chevet des concombres iraniens

Dans la cadre de son doctorat, S. Eskandari, étudiante iranienne, est accueillie au sein de l’Institut Jean-Pierre Bourgin pour six mois

S. Eskandari, étudiante iranienne en stage à l'Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech, ELR CNRS). 02-07/2017. © Inra, Catherine Foucaud-Scheunemann
Mis à jour le 27/03/2017
Publié le 24/03/2017

Essentiel pour la croissance des plantes, le manganèse (Mn) contribue notamment, en qualité de cofacteur d'enzymes, à la synthèse de la lignine. Celle-ci constitue une barrière biochimique importante contre l'invasion des pathogènes fongiques. Il semble également que l'apport de manganèse puisse être efficace pour augmenter la résistance des cultures aux maladies fongiques.

En Iran, le concombre, Cucumis sativus, est une plante largement cultivée en pleine terre ou sous serres. Cependant, sa production, notamment dans les serres, est affectée par une maladie fongique majeure l'oïdium

Diplômée en sciences du sol (Université Vali-e-Asr du Rafsanjan, Iran), Samane Eskandari prépare actuellement une thèse en Sciences du sol et nutrition des plantes à l’Université de technologie d’Isfahan. Dans la perspective de réduire les dommages de l’oïdium aux cultures, elle s’intéresse aux effets de l’application de manganèse sur les feuilles de concombre.

Depuis février 2017, elle a rejoint l’Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech, ELR CNRS) pour six mois où, sous la direction d’Herman Hofte, elle va chercher à

  • comparer l'efficacité des sources de manganèse (forme minérale ou complexée avec des acides aminés) sur la résistance du concombre à l'oïdium ;
  • évaluer l'effet de l'application foliaire du manganèse sur la sévérité de la maladie ;
  • étudier les modifications des caractéristiques biochimiques et ultra-structurales de la paroi cellulaire de la feuille en présence de la maladie et de manganèse ;
  • étudier la distribution et la translocation du manganèse dans différents tissus de la plante, parties de la feuille et composants de la cellule et leur relation avec les paramètres biochimiques et la gravité de la maladie ;
  • étudier le mécanisme de l’induction des modifications pariétales par le manganèse en utilisant une approche génétique chez la plante modèle Arabidopsis thaliana.

Au terme de ce stage, S. Eskandari abordera la dernière ligne droite de sa formation puisqu’il lui faudra  envisager de soutenir sa thèse dans les mois qui suivront. Un défi auquel elle s’attaque non sans plaisir d’autant que son séjour devrait permettre à terme d’établir des collaborations fructueuses et durables avec les chercheurs iraniens.