Julie Gervais, meilleur poster de la catégorie « Agents pathogènes et interactions mutualistes »

Lors de la XXIXème Conférence internationale consacrée à la génétique fongique, J. Gervais a été récompensée pour la qualité de son travail

XXIXème Conférence internationale sur la génétique fongique, Asilomar (US), mars 2017.
Six étudiants dont Julie Gervais, devant, UMR Biologie et gestion des risques en agriculture (Inra, AgroParisTech) ont reçu un prix pour leur poster. © Matt Sachs, GSA
Mis à jour le 04/04/2017
Publié le 04/04/2017

Du 14 au 19 mars 2017, Asilomar (US) a accueilli la XXIXème Conférence internationale consacrée à la génétique fongique. Dédiée aux avancées les plus récentes sur le sujet, réunissant les plus grands scientifiques du domaine, cette conférence a également été l’occasion de distinguer de jeunes étudiants pour la qualité de leur travail.

Julie Gervais, clarté de la présentation et mérite scientifique

Parmi quelques 270 candidats, six étudiants ont été récompensés, dont Julie Gervais, étudiante en cours de doctorat à l’UMR Biologie et gestion des risques en agriculture (Inra, AgroparisTech). Elle s’est vue attribuer le prix de la meilleure affiche sur le thème « Agents pathogènes et interactions mutualistes » pour la clarté de sa présentation et son mérite scientifique.

Depuis octobre 2014, dans le cadre de sa thèse de doctorat, J. Gervais s’intéresse au champignon pathogène Leptosphaeria maculans, responsable du phoma du collet des Crucifères. Elle travaille sur l’identification et l’analyse fonctionnelle des effecteurs, des protéines que L. maculans sécrète et qui lui permettent d’infecter la plante. Son affiche " Effecteurs de Leptosphaeria maculans impliqués dans la colonisation systémique du colza, en anglais : Leptosphaeria maculans effectors involved in the oilseed rape systemic colonization " a été l’occasion de partager avec ses pairs ses récents résultats.

Phoma du colza, colonisation de la plante et effecteurs

J. Gervais s’intéresse plus exactement aux effecteurs impliqués dans la colonisation systémique du colza. En pratique, L. maculans colonise la plante en deux étapes: une étape précoce, relativement rapide, correspondant à la colonisation du cotylédon ou des feuilles et une étape tardive, relativement longue, au cours de laquelle le champignon colonise systémiquement et sans symptômes la plante avant que les symptômes n’apparaissent au niveau du collet de la plante. À ce jour, les déterminants de cette seconde phase restent mal compris.

Par une approche transcriptomique, J. Gervais et ses collègues ont identifié deux vagues d'expression d’effecteurs potentiels au cours de ces étapes. Les gènes codant pour les effecteurs tardifs potentiels sont situés dans des régions génomiques riches en gènes, alors que ceux codant pour les effecteurs exprimés lors de la phase précoce, sont situés dans des régions pauvres en gènes. Parmi les gènes codant pour des effecteurs tardifs potentiels, six ont été plus particulièrement étudiés et J. Gervais a observé que le niveau d'expression de l’un d’eux est corrélé négativement avec la taille de la nécrose observée au niveau de la tige.

A terme, l'identification d'effecteurs tardifs devrait également fournir à J. Gervais et ses collègues des outils pour identifier et sélectionner des variétés de colza qui possèdent de nouvelles sources de résistance, ciblant ce type d’effecteurs.