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Retour sur le projet européen Innovine

Le projet collaboratif Innovine - Associer gestion innovante du vignoble et diversité génétique pour une viticulture durable en Europe a permis de hisser la communauté de recherche européenne à la première place dans le domaine de l’impact des stress liés au changement climatique sur le fonctionnement de la vigne et sur la qualité des baies. Les résultats du projet ont été largement disséminés, à destination des chercheurs, ingénieurs, techniciens et producteurs du monde viticole.

Logo innovine. © Inra
Mis à jour le 09/11/2017
Publié le 05/09/2017

Alors que le secteur vitivinicole européen représente 50 % des surfaces mondiales plantées en vigne et 60 % de la production mondiale de vin, il doit faire face à de nombreux défis : le changement climatique qui a le potentiel d’affecter les équilibres cépage-terroir mais aussi l’incidence des agents pathogènes actuels du vignoble ; la nécessité de développer des méthodes de productions agricoles respectueuses de l’environnement et durables ; une consommation qui change de profil en termes de produits et de rythme de consommation et enfin la croissance de l’offre mondiale et la diminution du soutien public. Dans contexte, le secteur vitivinicole se doit de dynamiser sa compétitivité pour assoir une viticulture durable en Europe.

Innovine, les grandes lignes

Deux enjeux majeurs ont constitué le cadre des travaux du consortium de partenaires du projet Innovine (EU - FP7) : l’adaptation de la production de raisin de qualité au changement climatique et la nécessité de réduire drastiquement et durablement la couverture en pesticides des vignobles.

Pendant toute la durée du projet, 27 instituts et entreprises privées partenaires issus de sept pays européens producteurs de vin (France, Espagne, Italie, Allemagne, Portugal, Hongrie et Bulgarie) se sont attachés à disséminer leurs résultats à différents types d’utilisateurs finaux : les chercheurs, les acteurs du développement viticoles et conseillers viticoles, les étudiants et les viticulteurs. Une large palette de supports de dissémination a été déployée parmi lesquels un site web, une newsletter annuelle, des publications scientifiques et des formations. Un rapport final a été publié en février 2016, il fait le point sur ses impacts possibles sur la filière. Une conférence internationale a été organisée en novembre 2016 pour dresser le bilan du projet.

Innovine, au-delà des résultats

lnnovine a largement contribué à placer la communauté de recherche européenne en pôle position dans le domaine de l’impact des stress liés au changement climatique sur le fonctionnement de la vigne et sur la qualité des baies.

Innovine a produit des outils et des modèles mathématiques qui permettront d’aller plus loin et des données sur l’effet de différentes pratiques viticoles pour mitiger les impacts du changement climatique. Il a également développé des connaissances (p. ex. capacité des populations de mildiou de contourner des résistances), des ressources (p. ex. ressources génétiques résistantes) et des modèles mathématiques (p.ex. prédiction de l’évolution du mildiou) qui vont permettre de développer des stratégies de réduction de l’usage de pesticides au vignoble et en particulier d’introduire dans la viticulture européenne des variétés résistantes aux maladies. Il a mobilisé ces outils et ressources pour proposer des outils d’aide à la décision pour les producteurs et l’ensemble des compétences des partenaires pour réfléchir à de systèmes de viticulture innovants.

La conférence finale du projet Innovine a été un vrai succès.

Elle a réuni en novembre 2016 à Toulouse, 300 personnes dont 63 % étaient directement (viticulteurs) ou indirectement (conseillers, producteurs de services) impliquées dans la viticulture et la production de vin. Le premier jour, plus scientifique, a abordé la question de l’adaptation aux changements climatiques et de l’impact des maladies et a permis d’exposer les résultats scientifiques saillants du projet. La seconde journée, pensée à destination des viticulteurs et des conseillers viticoles, a proposé des expériences plus concrètes, parmi lesquelles dégustation de vins de nouvelles variétés ou de vendanges triées grâce à des senseurs, présentation d’outils d’aide à la décision développés ou améliorés durant le projet…. Le format était propre à faciliter les échanges entre les participants.

Innovine, des perspectives

Enfin, Innovine a mis en lumière deux sujets qui appellent à être approfondis : la mise en production de services d’aide à la décision directement et facilement utilisables par les viticulteurs pendant toutes les étapes de leur production et un accompagnement dans le développement et le déploiement de nouvelles variétés résistantes aux maladies en favorisant la durabilité de ces résistances.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Biologie et amélioration des plantes
Centre(s) associé(s) :
Versailles-Grignon

En savoir plus

Adam-Blondon A-F (2017) Combining innovation in vineyard management and genetic diversity for a sustainable European viticulture. Impact 1: 28. https://doi.org/10.21820/23987073.2017.1.28.

Adam-Blondon A-F (2017) Innovation in vineyard. Adjacent Open Access, in press.