Arthur de Fouchier, l’odorat pour passion

Des bénéfices d'un Contrat Jeune Scientifique

Arthur de Fouchier, Contrat Jeune Scientifique. Inra, Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (UPMC, CNRS, Inra, IRD, Univ. Paris Diderot, Univ. Paris Est Créteil Val de Marne) et Université d’Amsterdam, Institut de la biodiversité et des dynamiques des écosystèmes. © Catherine Foucaud-Scheunemann
Mis à jour le 13/06/2017
Publié le 08/06/2017

L’odorat est vital pour les insectes qui utilisent ce sens pour détecter, dans leur environnement, les cibles clés à leur survie et leur reproduction. Cette détection, qu’il s’agisse de sources de nourriture, de partenaires sexuelles ou encore de prédateurs, est permise par des récepteurs olfactifs, c’est-à-dire des protéines membranaires qui transforment les signaux odorants en signaux électriques dans les neurones des antennes de l’insecte.
Du récepteur aux substances chimiques libérées par les adultes d'une espèce afin d’attirer le partenaire de la même espèce – les phéromones sexuelles, il n’y avait qu’un pas qu’Arthur de Fouchier a franchi avec succès au fil des années.

Des récepteurs olfactifs de la noctuelle du coton…

Titulaire d’un Master Signalisation cellulaire et neurosciences (Université Paris Sud) et d’un Master Biologie intégrative et physiologie (Université Pierre et Marie Curie), A. de Fouchier a choisi, en 2012, de poursuivre sa formation en préparant une thèse au sein de l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (UPMC, CNRS, Inra, IRD, Univ. Paris Diderot, Univ. Paris Est Créteil Val de Marne) sous couvert d’un Contrat Jeune scientifique associant l’Inra et l’école doctorale Agriculture, alimentation, biologie, environnements et santé  (Abies) d’AgroParisTech.

Délaissant souris et rat, il a choisi de caractériser fonctionnellement les récepteurs chimiosensoriels d’un papillon de nuit, la noctuelle du coton, Spodoptera littoralis, dans la perspective de développer des approches novatrices en protection des cultures.

C’est à l’automne 2015 qu’A. de Fouchier a soutenu, avec brio, sa thèse recevant d’ailleurs les félicitations du jury.

…à la phéromone d’Heliothis

Son diplôme en poche, il a gagné les Pays-Bas où depuis novembre 2015, il travaille, sous couvert du Contrat Jeune scientifique, à l’Université d’Amsterdam, au cœur de l’Institut de la biodiversité et des dynamiques des écosystèmes.

A. de Fouchier s’intéresse là aux phéromones de Lépidoptère et étudie les bases génétiques de la variation de la composition de la phéromone entre deux espèces de noctuelles ravageurs de cultures, Heliothis subflexa et virescens. Depuis, il a déjà pu souligner les différences d’expression de certaines enzymes probablement impliquées dans la biosynthèse de phéromone entre ces deux espèces d’Heliothis.

Aujourd’hui, Arthur de Fouchier tente de mettre en évidence le rôle de ces enzymes grâce au système CRISPR/Cas9 tout en pensant à son avenir puisqu’il cherche un laboratoire pour un nouveau post-doctorat à la rentrée 2017.

Le Contrat Jeune scientifique, en quelques mots

Le Contrat Jeune scientifique ou CJS présente la particularité de s’inscrire dans le cadre d'une association entre l’Inra et une école doctorale ou dans le cadre d'un partenariat avec un organisme de recherche.

C’est un contrat à durée déterminée de droit public d’une durée initiale de trois ans. Deux prolongations de trois mois maximum peuvent être accordées exceptionnellement et sous conditions pour achever la thèse. En outre, une fois la thèse soutenue avec succès, ce contrat est renouvelable pour une durée de deux ans sous conditions de réalisation d’un séjour à l’étranger. Le contrat jeune scientifique bénéficie de conditions de rémunération particulièrement attractives.