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DEMETER - Bio-olfacticides : produire plus avec moins d'insecticides

Un projet sélectionné par l’Agence nationale de la recherche

Spodoptera littoralis. © ©Inra, M. Renou
Mis à jour le 30/08/2016
Publié le 29/08/2016
Mots-clés : INSECTE - OLFACTION - ANR

Les noctuelles sont des papillons de nuit, parmi lesquels on compte de nombreuses espèces de ravageurs de cultures. Lors des ravages, les insectes déploient certains comportements qui sont étroitement liés à leurs capacités olfactives : reproduction, reconnaissance et choix de la plante hôte et des sites de ponte…

Alors que l’agriculture d’aujourd’hui vise à réduire l’utilisation des insecticides, cette modalité sensorielle qu’est l’olfaction est une cible d’intérêt renouvelée pour la lutte contre les insectes ravageurs.

Demeter, les récepteurs olfactifs comme cible d’action

 Le projet DEMETER « Bio-olfacticides : produire plus avec moins d’insecticides » a pour objectif de développer une approche innovante de biocontrôle des insectes ravageurs, basée sur l’olfaction. Il propose d’utiliser les connaissances acquises sur les récepteurs olfactifs, c’est-à-dire les protéines des antennes qui transforment les signaux odorants en signaux neuronaux, pour mettre au point des molécules mimétiques d’odorants, ou bio-olfacticides. Ceux-ci seraient alors capables de modifier la réponse des récepteurs olfactifs eux-mêmes et donc les comportements des insectes.

Coordonné par Emmanuelle Jacquin-Joly, Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (Univ. Pierre et Marie Curie, CNRS, Inra, IRD, Univ. Paris 7, Univ. Paris-Est Créteil Val de Marne), le projet DEMETER a été sélectionné dans le cadre de l’appel à projet générique 2016 – Sécurité alimentaire et défi démographique de l’Agence nationale de la recherche (ANR). Les résultats ont été publiés le 21 juillet 2016.

Demeter, en pratique

Le projet DEMETER propose dans un premier temps d’identifier quelles molécules odorantes sont reconnues par quels récepteurs olfactifs, ceci chez un organisme modèle représentatif d’une grande famille de ravageurs, la noctuelle Spodoptera littoralis. A cette fin, une méthode innovante de criblage haut-débit automatisé sera mise en place. Les récepteurs impliqués dans les comportements clefs des insectes seront ainsi identifiés. Des approches de modélisation ligand - récepteur d’intérêt seront ensuite développées. Elles permettront d’identifier des bio-olfacticides potentiels, c’est-à-dire des molécules pouvant agir comme agonistes/antagonistes/bloquants olfactifs, dont les effets sur les récepteurs olfactifs et sur le comportement de l’insecte seront testés en laboratoire.

D’une durée de cinq ans, le projet Demeter s’appuie sur les compétences de trois partenaires :

  • Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (Univ. Pierre et Marie Curie, CNRS, Inra, IRD, Univ. Paris 7, Univ. Paris-Est Créteil Val de Marne)
  • Centre de Ressources biologiques Xénopes (Université de Rennes 1)
  • Institut de chimie de Nice (Université de Nice Sophia Antipolis).

et bénéficie d’un financement de l’Agence nationale de la recherche.