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Nebila Lichiheb reçoit le Prix Phytopharma 2016 pour l‘excellence de sa thèse

De la volatilisation des pesticides depuis les plantes

Nebila Lichiheb reçoit le Prix PhytoPharma pour l'excellence de ses travaux de thèse réalisée dans l'UMR Écologie fonctionnelle et écotoxicologie des agroécosystèmes (Inra, AgroParisTech)
XLVIème Congrès du Groupe français des pesticides, 17 - 19 mai 2016, Bordeaux (33). © Inra
Mis à jour le 13/06/2016
Publié le 13/06/2016

A l’occasion du XLVIème Congrès du Groupe français des pesticides qui s’est déroulé du 17 au 19 mai 2016 à Bordeaux (33), Nebila Lichiheb a vu ses travaux de thèse récompensés par le Prix PhytoPharma.

Ses travaux portaient sur la volatilisation des pesticides depuis les plantes. Ils ont été réalisés dans l’UMR Écologie fonctionnelle et écotoxicologie des agroécosystèmes (Inra, AgroParisTech), sous la direction d’Enrique Barriuso, Carole Bedos et Erwan Personne, et ont bénéficié d’un soutien financier de l’Ademe et du Département Environnement et agronomie de l’Inra.

La soutenance s’est déroulée le 8 octobre 2014, dans le cadre de l’Ecole doctorale Agriculture, alimentation, biologie, environnement, santé - ABIES (AgroParisTech), permettant à N. Lichiheb d’obtenir le titre de docteur en  Sciences de l’environnement (en savoir plus).

 

Des produits phytopharmaceutiques dans l’atmosphère

L’utilisation de produits phytopharmaceutiques pour la protection des cultures constitue la principale source de contamination de l’atmosphère par les pesticides. Leur présence dans l’atmosphère est due à la dérive au moment de l’application et à des phénomènes de volatilisation de post-application depuis les couverts ou les sols traités. L’estimation des émissions globales de pesticides vers l’atmosphère à l’échelle de la parcelle nécessite de bien apprécier ces deux phénomènes.

Les travaux de N. Lichiheb, fondés sur une démarche couplée entre des expérimentations en conditions contrôlées et le développement d’une modélisation intégrative des processus, ont permis de développer un modèle de volatilisation des pesticides depuis les plantes, SURFATM-Pesticides. Ce modèle intègre des approches qui permettent une relative généralisation de la modélisation à différents pesticides et dans différentes conditions pédoclimatiques. Même si la confrontation du modèle à d’autres jeux de données est nécessaire, SURFATM-Pesticides permet une simulation mécaniste des flux de volatilisation des molécules pures et des produits de contact depuis les plantes. SURFATM-Pesticides constitue un outil de prospection des processus impliqués dans la volatilisation des pesticides depuis les surfaces foliaires. Plus largement, il permettra de prédire les émissions vers l’atmosphère de pesticides par volatilisation depuis les parcelles traitées dès lors que qu’il prendra en compte la volatilisation depuis le sol est intégrée, à la faveur d’un couplage avec un modèle d’émission depuis le sol.

 

Le prix de thèse Phytopharma

Chaque année le Groupe français des pesticides décerne, à l’occasion de son congrès, le prix de thèse Phytopharma. Ce prix récompense la meilleure thèse de doctorat soutenue dans l’année sur une thématique concernant les produits phytosanitaires, de leur synthèse à leur mode d’action, de leurs effets sur l’environnement ou sur l’homme à leurs bénéfices socio-économiques pour l’agriculture.

De nombreux lauréats ont été ainsi distingués au fil des années dont plusieurs ont effectué tout ou partie de leur thèse dans des unités de recherche de l’Inra :

  • Joël Aka, en 2015, pour sa thèse en Sciences économiques portant sur l’impact économique de la procédure d'autorisation de mise sur le marché des produits phytosanitaires en Europe,  préparée au sein du Laboratoire d’Économie appliquée de Grenoble (Inra, Univ. Pierre Mendès France) ;
  • Élodie Passeport, en 2012 pour sa thèse en Sciences de l’eau - Efficacité d'une zone humide artificielle et d'une zone tampon forestière pour dissiper la pollution par les pesticides dans un bassin versant agricole drainé -  réalisée sous la direction d’Yves Coquet, UMR Écologie fonctionnelle et écotoxicologie des agroécosystèmes (Inra, AgroparisTech) et effectuée pour partie dans cette même unité ;
  • Cécile Petit, en 2010, pour sa thèse en Sciences de la vie consacrée à la résistance non liée à la cible aux herbicides inhibiteurs de l’acétyl-coenzyme A carboxylase chez le Vulpin des champs – effectuée dans l’UMR Agroécologie (Inra, Univ. Bourgogne, AgroSup Dijon, CHU Dijon, CNRS) ;
  • Laure Mamy, en 2006, pour sa thèse de doctorat consacrée aux  impacts environnementaux des herbicides à large spectre et des herbicides sélectifs. L. Mamy est aujourd’hui chercheur au sein de l’UMR Écologie fonctionnelle et écotoxicologie des agroécosystèmes (Inra, AgroParisTech) ;
  • Christophe Delye, en 1999, pour sa thèse de doctorat portant sur la variabilité de l'agent de l’oïdium de la vigne. C. Delye est aujourd’hui chercheur dans l’UMR Agroécologie (Inra, Univ. Bourgogne, AgroSup Dijon, CHU Dijon, CNRS).

 

Aujourd’hui, Nebila Lichiheb a rejoint avec plaisir cette cohorte de brillants étudiants. Elle vit actuellement aux Etats-Unis où elle s’apprête à poursuivre sa formation scientifique dans le cadre d’un travail post-doctoral.