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Raphaël Mercier, lauréat de la Fondation Simone et Cino del Duca - Institut de France

Raphaël Mercier et son équipe, Inra Versailles-Grignon, récompensés par la Fondation Cino del Duca pour leur projet « DécoMéïo – Décoder la méïose ». Les résultats ont été dévoilés le 4 juin 2014.

Raphaël Mercier, directeur de recherche, responsable de l'équipe « Mécanismes de la méiose et apomixie » , UMR Institut Jean-Pierre Bourgin, Inra Versailles-Grignon. © Inra, Catherine Foucaud-Scheunemann
Mis à jour le 18/11/2015
Publié le 04/06/2014
Mots-clés : MEIOSE - apomixie - LAUREAT

« Que l'Académie reconnaisse le travail de l’équipe, cela me touche »

Depuis 2003, Raphaël Mercier et son équipe « Mécanismes de la méiose et apomixie », au sein de l’UMR Institut Jean-Pierre Bourgin, consacrent leurs travaux de recherche à l’étude de la méiose chez la plante modèle Arabidopsis thaliana.

La méiose est un type particulier de division cellulaire qui permet de générer des cellules sexuelles, les gamètes, chez tous les êtres vivants qui se reproduisent sexuellement – animaux, plantes, champignons…. Elle consiste en deux divisions cellulaires successives à la suite desquelles chacune des quatre cellules filles (les futurs gamètes) n’emporte qu’une moitié des chromosomes du parent qui les produit.

Etape essentielle dans le cycle de vie des organismes qui se reproduisent de manière sexuée, la méiose joue également un rôle important dans le brassage de l’information génétique portée par les chromosomes.

L'étude des plantes a joué un rôle déterminant dans le domaine de la méiose et, plus largement, de l'hérédité et, au cours de la dernière décennie, A. thaliana s’est révélée être un modèle de première importance.

 

Decoméio, décoder la méïose

Aujourd’hui, environ 60 gènes intervenant au cours de la méiose ont d’ores et déjà caractérisés chez A. thaliana. Si R. Mercier et son équipe peuvent s’enorgueillir d’avoir largement contribué à ces avancées scientifiques majeures, ils ambitionnent d’explorer plus avant les mécanismes fondamentaux de la méiose en mettant notamment en œuvre de nouvelles approches de génétique, plus prospectives afin d’identifier et de caractériser de nouveaux gènes, décrire leur interrelations au sein d’un réseau fonctionnel pour proposer peut-être un modèle mécanique du processus méiotique.

 

Une distinction pleine de significations

Pour Raphaël, cette distinction honore un projet qui est dans la continuité de ce que son équipe fait depuis de nombreuses années. C’est à la fois la reconnaissance d’un travail accompli et un immense encouragement à aller plus loin.

Au-delà de la compréhension du processus, l’étude la méiose chez les plantes ouvrent des perspectives importantes dans le domaine de la sélection variétale. Elle est également susceptible d’avoir des implications dans le domaine médical dans la mesure où, par exemple, les erreurs qui surviennent au cours de la méiose se traduisent chez l’homme par des anomalies chromosomiques, telles la trisomie, ou par des fausses-couches.

C’est à ce titre que cette distinction traduit également, pour Raphaël, l’intérêt que les études réalisées dans le domaine végétal, et en particulier les plantes modèles, ont pour la biologie en général.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Fondation Simone et Cino del Duca

Créée en 1975, la Fondation Simone et Cino del Duca est abritée à l’Institut de France depuis 2005. Elle œuvre en France et à l’étranger dans le domaine des arts, des lettres et des sciences par le moyen de subventions et de Prix attribués chaque année sur proposition des Académies.

Cette année, ce sont trois subventions scientifiques, sur le thème "Chimie ; Biologie moléculaire et cellulaire, génomique ; Biologie intégrative ; Biologie humaine et sciences médicales, et leurs applications" qui ont été accordées à de jeunes équipes françaises de recherche.

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