Adina Breiman, retour en Israël après une année sabbatique à l’Inra Versailles-Grignon

Professeur à l’Université de Tel Aviv (IS) Adina Breiman achève un séjour scientifique en France consacré à la réponse des plantes aux stress abiotiques.

Adina Breiman, professeur de l'université de Tel-Aviv, Département de Biologie moléculaire et d’écologie des  plantes  (Isaraël) au cours de son année sabbatique (mars 2013/mars 2014) au sein de l'UMR Institut Jean-Pierre Bourgin, Inra Versailles-Grignon. © A. Breiman
Mis à jour le 05/03/2014
Publié le 05/03/2014

Au sein du Département de Biologie moléculaire et d’écologie des plantes de l’Université de Tel Aviv (Israël), Adina Breiman travaille depuis plusieurs années sur les protéines chaperons*. Un sujet vaste qu’elle a choisi d’approfondir en France au cours d’une année sabbatique au sein de l’UMR Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech).

En mars 2013, grâce à une bourse de son université, A. Breiman a ainsi rejoint Sylvie Dinant et Catherine Bellini. Elle avait d’ailleurs déjà eu l’occasion de travailler dans le passé avec Catherine.

Au cours de son séjour, A. Breiman a étudié les protéines chaperons, associées aux organites des cellules végétales (chloroplastes et mitochondries), dont elle a comparé la structure et la fonction à leurs homologues des cellules de levure et de mammifères. Elle s’est aussi intéressée à la spécificité tissulaire des protéines chaperons chez les plantes. Ce travail a été également mené en collaboration avec l’Institut des sciences du végétal (CNRS).

Au sein de l’équipe de S. Dinant et C. Bellini « Phloème, allocation, transport et signalisation » qui s’intéresse à la physiologie du tissu conducteur de la sève élaborée (ou phloème), les discussions ont été des plus fructueuses.

C’est avec un petit pincement au cœur qu’Adina quittera la France en ce début de mois de mars, avec dans ses valises des articles en préparation et des certitudes de futures collaborations.

 

 

*Les protéines chaperons sont des molécules dont le rôle est d'éviter, chez d'autres protéines, des « écarts de conduite » comme le faisaient autrefois auprès des jeunes filles des personnes que l'on appelait « chaperons » Elles participent à des fonctions essentielles - résistance au stress, maintien de la conformation correcte des protéines... – et ont été bien conservées au cours de l'évolution. Ainsi, plantes et animaux ont des protéines de stress thermiques ainsi que des gènes spécifiques très proches.