• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

EcoSeed : Impacts des conditions environnementales sur la qualité des semences

Le projet européen EcoSeed auquel participe l’Inra Versailles-Grignon a pour objectif de caractériser la qualité des semences et leurs capacités à s’adapter à un environnement changeant et fluctuant. Une recherche et des innovations en perspective à la croisée des questions de sécurité alimentaire et de conservation de la diversité végétale.

Embryogenèse d'Arabidopsis thaliana écotype sauvage. Formation de la graine. Graines matures dans une silique. Observation sous loupe binoculaire. ,. © Inra, VEZON Daniel
Mis à jour le 26/01/2016
Publié le 04/02/2013

La qualité des semences est capitale pour l'agriculture, la sécurité alimentaire et la conservation des espèces sauvages et des plantes cultivées. Les défis qui se profilent au travers des changements climatiques nécessitent de nouvelles connaissances sur les effets des variations de l’environnement sur la qualité des semences (vigueur germinative, capacité de stockage).

Chaque année, agriculteurs et professionnels de la filière semences subissent des pertes économiques considérables, liées à la qualité germinative et/ou aux conditions de stockage inappropriées des graines. Alors que la qualité des semences est fortement influencée par les conditions environnementales rencontrées par la plante mère, les changements climatiques sont susceptibles de faire baisser les rendements et d’accroitre ainsi les pertes économiques. Au-delà des questions de sécurité alimentaire, garantir des conditions optimales de stockage pour des graines de bonne qualité est un élément essentiel pour préserver les semences de plantes sauvages et cultivées nécessaires à la conservation de la biodiversité végétale.

Dans ce contexte, le projet européen EcoSeed a pour objectif de caractériser la qualité des semences et leurs capacités à s’adapter à un environnement changeant et fluctuant. Trois plantes cultivées, l’orge, le tournesol et le chou et une plante modèle, l’Arabette des dames, feront l’objet d’études approfondies conciliant les techniques les plus en pointe de la biologie végétale afin d’évaluer comment les températures élevées et la sécheresse subies par la plante-mère influencent la qualité des semences. Les scientifiques veulent également connaître l’impact des changements de température, d'humidité et d'oxygène pendant le stockage des graines sur leur viabilité, leur longévité ainsi que sur le maintien de leur capacité à germer et à donner naissance à des plantules vigoureuses. Les connaissances acquises par l'étude détaillée de ces quatre espèces végétales seront ensuite transférées à des plantes sauvages et cultivées.

Au cœur d’EcoSeed, les chercheurs de l’Institut Jean-Pierre Bourgin de l’Inra Versailles-Grignon coordonneront l'analyse de l’ensemble des protéines (ou protéome) des graines sèches et des graines en germination produites à partir de plantes soumises à la sécheresse ou à des températures élevées. Ils s’intéresseront également au développement et à la physiologie des semences. En utilisant des approches de génétique moléculaire chez la plante modèle Arabidopsis thaliana, les scientifiques étudieront plus particulièrement l'impact de l'acide abscissique et des flavonoïdes sur le développement, la longévité et la germination des semences produites par des plantes stressées.

Les nouvelles fonctions moléculaires découvertes dans le cadre de ce projet fourniront des marqueurs originaux susceptibles d’être utilisés tant pour la sélection de cultures plus adaptées au réchauffement climatique que dans le domaine de la conservation de la biodiversité végétale.

Ecoseed en chiffres

  • 11 Partenaires

10 partenaires universitaires et académiques

Université d’Innsbruck (AT) - Coordination
Université de Leeds (GB)
Université de Warwick (GB)
Institut Leibnitz de génétique végétale et de recherche sur les plantes cultivées (DE)
Institut national de la recherche agronomique (FR)
Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (FR)
Université Pierre et Marie Curie – Paris 6 (FR)
Université de Salamanque (ES)
Jardins botaniques royaux de Kew (GB)
Institut Max Planck de recherche en amélioration des plantes (DE)

1 coopérative agricole - Limagrain Europe (FR)

  • 4 ans de recherche et d’innovation (2013-2016)
  • 3 millions d’euros de soutien de l’Union européenne au titre du 7ème Programme cadre de recherche et développement.