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Ferme du Trou salé, Plateau de Saclay, Île-de-France. © Inra

Le centre Inra de Versailles-Grignon

Versailles-Grignon, au fil du temps 

L’histoire du Centre Inra Versailles-Grignon s’est construite à la faveur de ses implantations en Île-de-France et des évolutions de l’Institut. Un ancrage dans les territoires, avec deux implantations majeures que sont Versailles et Grignon et dans l’histoire, avec un passé qui remonte au  XIXe siècle.

Mis à jour le 21/08/2017
Publié le 11/02/2013

C’est en 1946, que l’Inra est crée dans le contexte de la reconstruction nationale d’après-guerre et du projet de modernisation de l'agriculture française. Cette création s’inscrit dans l’histoire de la recherche scientifique agricole, laquelle s’est développée à la faveur de différentes institutions.

 

Versailles et Grignon, une longue tradition agronomique

En 1826 Charles X, roi de France, acquiert le domaine de Grignon, pour y installer une ferme où doivent être expérimentées théories et méthodes utiles au développement de l'agriculture. Il le cède à la Société royale agronomique qui y crée, en 1827, l'Institution royale agronomique. Celle-ci  deviendra l’École nationale supérieure agronomique de Grignon, laquelle fusionnera en 1971 avec l’Institut national d’agronomie de Paris, né à Versailles en 1848. En 1881, date de la création du ministère de l’agriculture, il existe en France 24 stations ou laboratoires, organisées par l’État ou les collectivités territoriales et dans lesquelles « on effectue des recherches sur toutes les questions intéressants l’agriculture ». Versailles abrite alors les stations d’agronomie, phytogénétique, entomologie végétale, pathologie végétale et ornithologie agricole. Au sortir de la première guerre mondiale, des structures fédératives sont mises en place parmi lesquelles l’Institut de recherche agronomique (1921). Il rassemble les stations ou laboratoires existants ; administrés directement ou situés dans les écoles du ministère. En 1923, le  Centre national de recherches agronomiques (CNRA) s’installe à Versailles. Les premiers bâtiments sont construits sur les terrains des dépendances du château. Le CNRA regroupe alors cinq stations, trois accompagnent le tryptique plantes/sol/climat, les deux autres s’inscrivent dans des disciplines phytosanitaires (pathologie et zoologie). En 1930, un laboratoire d'étude des sols et un autre de phytopharmacie, viennent compléter le dispositif auquel s’ajoutent des services administratifs et un service central de documentation - le CNRA compte alors un peu moins de 40 chercheurs. L’IRA disparaît en 1934  au lendemain de la crise de 1929. Le CNRA de Versailles est rattaché à la direction de l’Enseignement et des services scientifiques.

 

La science au service du développement de l’agriculture

A sa création, en 1946, l’Inra compte cinq centres en région dont le CNRA de Versailles et 37 stations ou laboratoires. Une organisation verticale par disciplines scientifiques doublée d’une organisation horizontale par régions ou objets de recherche. Alors qu’il dispose déjà du domaine expérimental des Closeaux à Versailles, le CNRA acquiert en 1952 celui de La Minière à Guyancourt (78) - en 1955, il y délocalise le service d’expérimentation des plantes de grandes cultures - puis occupe la parcelle dite de La Lanterne à Versailles. A partir des années 1957, des stations de recherche Inra sont implantées sur le site de Grignon où elles constituent le Centre de recherche de Grignon. Pendant les années 50 à 70, le CNRA connait une expansion considérable, voyant ses effectifs passer de 135 agents en 1946 à 700 agents en 1970. La station de Génétique végétale située à Gif-sur-Yvette est crée en 1978 alors que, sur la scène des sciences, se profilent les biotechnologies. En 1984, l’Inra devient un établissement public à caractère scientifique et technique, le CNRA est alors rebaptisé « Inra Centre de recherches de Versailles ».  En 1997, la fusion des centres Inra de Versailles et Inra de Grignon donne naissance au centre de recherche Inra de Versailles-Grignon. Celui continuera d’évoluer.

 

Un dispositif scientifique de premier plan

Aujourd’hui, l’Inra Versailles-Grignon, ce sont 25 unités de recherches, de service et d’appui et une unité expérimentale dont les activités sont structurées autour de quatre thématiques (Biologie végétale intégrative, biotechnologies et bioressources ; Agroécologie et gestion durable des productions végétales sur les territoires ; Économie et sociologie de l'agriculture et de l'alimentation et Aliment, alimentation et santé) issues de l'élargissement des champs de compétences de l’Inra sur fond de crises alimentaires et de préoccupations environnementales. 

Sources : Cranney J. 1996. Inra, 50 ans d’un organisme de recherche. Éditions Inra (Versailles). 528 pages.Chronique du centre de recherches de Versailles pour la terre et les hommes : 50 ans de recherche à l'INRA. 1996. Sous la direction de Frantz Rapilly. Éditions Inra (Versailles). 104 pages